Que peut-il y avoir de mieux dans notre vie actuelle que de devenir parents ? Il en est de même au Moyen-âge !

On pense, à cette époque, que le fœtus même possède des sentiments, qu’il trouve un peu le temps long, qu’il peut avoir peur, s’ennuyer, ou même décider de bouger, en remontant le long de l'utérus pour ne pas naître ! Le plus étrange, c’est que ce « presque enfant » ne sera considéré en tant que réelle personne par la justice (donc aux yeux de tous) que lorsqu'il poussera son premier cri : le père prend donc ce rôle de « père fouettard » très au sérieux (hou, c'est pas gentil !)

Collection de traités médicaux, France, fin XIIIe-début XIVe siècle

Bébé est enfin né, tout le monde est ravi (oui oui, c’est ce qu’on dit…)

L’âge de 3 ans est la première réelle étape dans la vie de cet enfant : c’est l’apprentissage de la parole (oh joie !). C’est aussi un âge important pour la société pieuse de l’époque :  comment ne pas citer l’apprentissage de la Vierge Marie à ce même âge, ou la débrouillardise du jeune Lancelot à l'aube de ses 4 ans !

Le temps passe (oui, peut-être pas assez vite...). Les 5 ans sont atteints : c’est l’âge ou l’enfant va commencer à se construire : il va pouvoir avoir des visions à caractère religieux ou demander d’exercer  un métier. C’est surtout l’âge du jeu ou l’enfant commence à comprendre les limites (il est en effet généralement livré à lui-même la quasi-totalité de la journée, dans les rues ou chez lui !)

moine-enfant

Enfin ses 7 ans ! L’âge crucial ! L'apprentissage (il va enfin à l’école, débarrassé !), il devient une personne « réelle » et doit donc assister aux offices religieux, et doit prier comme tout un chacun.

Et l’autonomie, c’est pour quand ? A partir de 10 ans, les enfants sont censés s’occuper d’eux même, majoritairement dans le monde du travail. De 12 à 15 ans, l’enfant apprend de tous (il peut en effet devenir "apprenti" d'un corps de métiers auprès d'un professionnel), pour enfin devenir une personne adulte dite majeure. Il va pouvoir enfin prendre son envol dans la vie, avoir des relations sociales, et surtout subvenir lui même à ses propres besoins.

Bon vent, sale gosse !